Quelques relevés de lecture

On le sait, les fautes ne sont pas réservées aux nuls en orthographe. Qui peut se vanter de pratiquer 365 jours par an le sans-faute (ou le sans fautes) ? Personne, que l’on soit bon ou non en orthographe.
On trouve donc des fautes d’orthographe, de grammaire, de conjugaison, de typographie et autre orthotypographie aussi bien dans les publications des grands éditeurs, que chez les moyens et les petits.
Le correcteur orthographique laisse passer beaucoup d’erreurs quand il n’en suggère pas (Monsieur Word est en bonne position pour ça).
Le correcteur humain, même pro, ne voit pas tout non plus.
Par conséquent, personne ne peut se vanter d’être le super héros planétaire de la correction. Mais, concédons-le en toute franchise, le correcteur pro est quand même le mieux placé pour proposer un rendu « propre ». Il est même le seul qualifié.
J’ai donc créé cette nouvelle catégorie pour y répertorier mes relevés de lecture, en particulier les erreurs qui m’ont sauté aux yeux, que l’on retrouve à peu près partout, et qu’on ne s’attendrait pas à trouver dans la grande édition.

 

Le premier exemple n’est pas une erreur dans le livre cité, mais beaucoup d’auteurs (ou non) la font :

 

« Eh bien, au temps pour les fruits ! »
Tome 9 de L’assassin royal de Robin Hobb.

 

C’est la deuxième fois dans cette série que je trouve l’expression « au temps » sous cette forme. On connaît bien le « au temps pour moi » vs « autant pour moi » (on se demande d’ailleurs « autant de quoi ? » Mais la graphie a ses défenseurs).
Dans la phrase citée, le personnage a porté des fruits à son hôte alors que son jardin en regorge.
Ce que nous en dit l’Académie française (et seul le mot Académie prend la majuscule, et non l’adjectif française qui suit le nom) :

 

Au temps pour moi

Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, dans laquelle au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de C’est à reprendre, on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit Au temps pour moi pour admettre son erreur – et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.
L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie.

 

 

Le deuxième exemple est, lui, une erreur assez courante

 

« … et la fièvre qui s’en était suivie. »
Tome 10 de L’assassin Royal – Robin Hobb
Là aussi c’est la deuxième fois que je rencontre cette faute dans cette série. Le verbe n’est pas « suivre » conjugué au plus-que-parfait mais « s’ensuivre ». Donc « s’était ensuivie » ou « s’en était ensuivie », pas terrible mais correct.
Sans doute la faute vient-elle d’un rapprochement avec le verbe suivre, qui pourtant se conjugue avec avoir « la fièvre qui avait suivi ».

 

Académie française

capture

 

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