Chronique Le Républicain – mars 2016

Ma chronique du mois de mars dans le journal Le Républicain

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2 réflexions sur “Chronique Le Républicain – mars 2016

  1. Merci pour cet article que malgré tout le respect que je dois à l’auteure de ce blog, je ne partage qu’à moitié.

    En effet, si le constat que les villes sont bien des endroits où il est inutile d’attendre une marque d’attention positive de la part de ses habitants, nos campagnes sont tout aussi vérolées par cette maladie.

    Pour avoir vécu 10 ans dans le Haut Var, en une commune isolée de 690 habitants environ, les autochtones ne m’ont pas fait la part belle en matière d’accueil, eux qui faisaient la distinction entre les étrangers (ceux habitaient hors les murs de cette commune au vaste territoire boisé) et les « estrangers du dehors », ceux qui venaient des communes éloignées.

    Un jour, deux petits grand-pères qui vivaient comme moi au centre du village, m’interpellèrent pour me proposer de m’offrir un lot de vieilles portes qui allaient se révéler idéales pour donner un cachet supplémentaire au presbytère du XII° siècle que j’avais acquis. Etonné par cette marque de générosité et de sympathie très inhabituelle, dans le doute, je leur demandais s’ils étaient de vrais autochtones. Ils me répondirent qu’ils étaient arrivés au village durant la dernière guerre mondiale et que depuis, ils n’étaient pas repartis à Marseille où ils étaient nés. Mais rassurez-vous me dirent-ils d’un air entendu : on est toujours considérés, cinquante ans après, comme des « estrangers du dehors. »

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    1. Merci pour cet avis qui me change des approbations de convenances 🙂

      Je crois que sur n’importe quel sujet, on peut trouver autant de réactions qu’il existe d’individus. J’ai bien conscience que ce que je raconte ici n’est qu’une bulle hors du temps car, dans ce même village, je n’ai pas plus de contact que ça, alors que ma famille du côté de ma mère y vivait en leur temps.
      Mais il est vrai que quand je suis venue habiter ce petit coin de campagne, j’ai été surprise par les saluts des gens auxquels je n’avais pas le temps de répondre. Aujourd’hui, quand une voiture ou un tracteur arrive à ma portée, je suis plus attentive.
      Je l’ai dit sur ma page FB, je crois que le foutu défaut de l’humanité c’est de vivre les uns à côté des autres et non ensemble. Chacun ne se soucie que ce qu’il vit et si possible avec ceux qui leur ressemblent. C’est à vous décourager d’élever la voix pour tenter de porter la bonne parole : les mots butent contre les parois des individualismes, et pourtant Dieu sait si chaque « différent » se plaint se plaint du mauvais accueil de son prochain.

      Je crois, cependant, parce que je suis une fille de paysan et que j’en suis fière, que celui qui est proche de la terre est aussi plus proche du « vrai », sans chichis, sans fioritures. Dans nos campagnes, quand on fait tomber un morceau de pain, on le ramasse et on le mange. Ce sont de ces valeurs dont je voulais parler.

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