Quand le galop d’essai joue les prolongations

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Miss Zapping est née sur l’île légendaire de Tír na nÓg, près de la côte ouest de l’Irlande, dont le nom signifie « la terre de l’éternelle jeunesse ».
La légende est ici si elle vous intéresse
Tír na nÓg et cie, c’est aussi mon premier forum littéraire. Il a disparu aujourd’hui, au plus grand regret de ses inconditionnels. Depuis sa plongée en eau profonde, il ne me reste que peu de ses anciennes figures dans mes relations : Cyrille Audebert, un de ses administrateurs, Bernard Fauren/Becdanlo, créateur des éditions Brumerge  et Nicolas Gramain, auteur/ami/bêta-lecteur à qui je dois l’écriture du roman qui nous occupe.
Pour faire simple et court, je venais d’achever l’écriture d’un roman sentimental et je voulais explorer une autre facette de ma plume. J’avais lu, sur le forum, un passage de texte écrit dans un style qui me parlait, plus proche de ce que j’étais au fond de moi. Azul est la plume d’une jeunesse imprégnée des lectures de cette époque, une écriture non dépourvue d’humour mais au langage châtié. Le Chien de l’enfer est l’exact inverse.
Le thème des apparences et de leurs conséquences dans le jugement de ceux qui ne croient que ce qu’ils voient m’est tout de suite venu à l’esprit. Ce qui paraît et ce qui se cache derrière a toujours été une source inépuisable de réflexion pour moi.
J’ai donc créé les personnages de Vincent Ferrand et Anaïs Dancourt, avant tout plan ou synopsis. Honnêtement, j’étais persuadée de ne pas dépasser le premier chapitre. Non seulement j’innovais dans un style casse-gueule, mais en plus avec le présent comme temps de narration, moi qui ne jurais que par le passé simple. Jamais je ne pensais tenir 200 pages dans de telles conditions.
C’était compter sans Nicolas Gramain et son engouement pour le personnage d’Anaïs Dancourt, alias Miss Zapping. Grâce, ou à cause de lui, va savoir, le personnage féminin a évolué en vamp, et l’histoire a tourné au polar/roman noir. Ça tombait bien, je n’avais aucune idée du destin peu enviable de la croqueuse d’hommes avant qu’elle ne se retrouve coincée entre une porte verrouillée et la lame d’un cran d’arrêt.
La suite a coulé de source : le style, le temps de narration, le rythme comme un claquement de doigts, le vocabulaire adapté au public visé. Tout s’est parfaitement imbriqué pour apporter son âme à ce roman. Il serait impossible d’en changer quoi que ce soit sous peine de la lui voler.

dunmorogham

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5 réflexions sur “Quand le galop d’essai joue les prolongations

  1. Mon engouement était surtout for your fucking style ! et pis j’aime bien chercher le coupable. Sinon, ouais, moi aussi j’ai commencé sur TNN et j’en ai que des bons souvenirs (ce qui n’est pas le cas de tous les forums d’écriture auxquels j’ai participé..)

    Aimé par 1 personne

    1. Certes, Miss Zapping ne t’a pas tapé dans l’oeil immédiatement, d’ailleurs, elle n’était pas une vamp au départ. Mais elle l’est devenue grâce à toi. Si tu ne t’étais pas saisi de cette histoire je l’aurais sans doute envoyé au panier.
      Mais bon, tu m’as fait suer sang et eau avec ton coupable…
      Oui, que de bons souvenirs 🙂

      J'aime

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