Le mot devient titre

 

Pour chacun de mes romans, avant même que les personnages ne vivent dans mon univers intérieur, alors que l’idée vient à peine de naître et que l’histoire n’est qu’un embryon sans promesse de vie, la toute première certitude a toujours été celle du titre. Il émerge et contient à lui seul le thème du roman, le fil conducteur.
Après l’écriture d’un roman, j’aime me souvenir de ces instants magiques, surgis juste au bon moment et que l’on peut immortaliser si on sait les saisir au vol.
Je roulais sur une autoroute en direction de la Saône et Loire, la radio branchée sur je ne sais quelle station. L’invité d’une émission expliquait l’origine latine du mot ignoble, les non-nobles, les gueux de basse extraction qui, à une époque moyenâgeuse, qu’ils soient brigands, voleurs ou autre coupe-jarrets, se balançaient au gibet de la croisée des chemins en manière d’exemple punitif.
Je me souviens avoir dit à ma fille que ce mot serait le titre de mon prochain roman : les ignobles.
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